Sagesses anciennes : le cultivateur et le nomade

Les sagesses asiatiques anciennes expliquent qu’il existe deux modes de vie principaux et qu’à chacun est attaché un ensemble de valeurs. L’un n’est pas meilleur que l’autre, ils sont tous les deux nécessaires et s’ils ne sont pas complémentaires au sens où chacun est autonome, ils sont en revanche susceptibles de vivre en bon intelligence. Par contre, pour parvenir à se développer de manière harmonieuse, il est absolument nécessaire de rester dans une des deux logiques sans essayer de circuler de l’une à l’autre.

Le premier de nos modes de vie est ;

  • L’édificateur ou le cultivateur.

Sa maison est carrée, il admire la sagesse des saisons depuis l’endroit où il est, il se cale sur leur rythme pour trouver sa manière de gérer le temps. Il se déplace peu et ses valeurs sont commerciales et d’édification : dans tout ce qu’il fait, il cherche à construire, élever, développer, faire grandir son patrimoine ou ses possibilités. S’occuper également de déployer au mieux ses potentialités. Il développe des sciences, des connaissances, des aptitudes. Il est monothéiste et ancré dans le respect des traditions dont il reconnait la valeur parce qu’il vit de la même manière. Son art est concret, et donne des résultats qui lui font face : il aime avoir dans les mains quelque chose qu’il a anticipé puis crée. Il aime les choses parce qu’elles lui donnent une assise et une prise grâce à laquelle il se développera dans le monde.

 

  • Le nomade ou l’éleveur.

Sa maison est une tente, s’il n’aime pas un endroit, une saison, un climat, il prend son cheval ou ses pieds et il va plus loin jusqu’à se sentir en accord parfait avec son environnement. Aucune règle ne s’applique a priori à lui, et il ne respecte pas particulièrement des lois qu’il ne reconnait pas. Très frugal, il ne contribue à aucun développement du monde, il prend ce qui lui est offert, et son mode de vie est une circulation constante. Son patrimoine, c’est lui-même, il aime se développer, se découvrir, se surprendre. Son art est poétique, il l’envoie au vent et se soucie peu de reconnaissance ou de traces, il aime partir sans se retourner. Sa maison est ronde comme une tente et il est fondamentalement polythéiste, reconnaissant la valeur du sacré dans les moindres choses. Sas valeurs sont celles de la liberté ou de la transgression, il ne supporte pas de devoir faire « comme » les autres.

 

Ainsi, vous vous reconnaissez forcément plus dans un mode de vie que dans l’autre.

Pour être en paix avec vous-même, élaguez ce qui ne correspond pas à votre manière d’être en réalité de référence. C’est en voulant courir trop de lièvres qu’en vérité, on les laisse tous s’enfuir…

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