Gradus de l’Avent : Jour 5

Jour 5 de l’Avent : « Le pauvre petit corps de l’homme »

 

Le pauvre petit corps de l’homme, pour citer Walter Benjamin…

Prenez-vous le temps de laisser le temps à votre corps, qui est bien plus lent que votre esprit de se remettre de tous les chocs que lui assène quotidiennement la vie. Savez-vous de quoi il a besoin pour se détendre, pour se sentir nourri ? Savez-vous comment le protéger ?

Votre corps doit être beau, il doit être mince, il doit être réactif, il ne doit pas être fatigué. Votre corps est un esclave bien mal traité. Votre corps est souvent mis dans des vêtements qui le mettent en valeur, mais y est il bien ? Le mental le trouve beau, mais lui, est-il bien ? Votre corps ne sait même plus ce que c’est qu’avoir une bonne faim. S’il mange trop, parce qu’il se lâche sous l’influence d’autres, on le punira, en le mettant à la diète. S’il a sommeil, on le gorgera de remontants sur-actifs. S’il et malade, il ne faut pas que ça dure. Et puis, il ne faut pas qu’il sente mauvais ou qu’il dérange les autres. S’il est très malade, plus personne ne saura quoi faire de lui, y compris vous. C’est la dépression qui guette. Il faut revenir à la vie. Et vite fait…

Alors aujourd’hui, juste aujourd’hui, faisons autrement. Faisons doucement avec ce petit corps fragile comme un enfant.

Réveillez vous sans réveil si vous pouvez et si vous ne pouvez pas et que vous êtes fatigué, prévoyez de vous reposer dans la journée. Prévoyez un moment de pause, quoiqu’il en soit pour faire autre chose que d’habitude, faites en sorte de faire quelque chose que vous aimez, qui vous rend content, et mille fois tant mieux si c’est votre travail qui vous rend heureux, parce que vous le serez toute votre vie…Puis, mangez à votre faim, mais sans exagération, juste normalement, comme vous devriez faire tous les jours. Prenez le temps d’un bain, de regarder le soleil ou la pluie. Demandez-vous (et ce sera notre sujet de demain) si votre maison, si votre appartement est bien un cocon dans lequel vous vous sentez à l’abri et qui vous ressemble.

Et le soir, demandez-vous si vous avez passé une bonne journée, si c’est le cas, voyez donc si vous ne pourriez pas en programmer une qui lui ressemble, disons, une fois par mois.

Ce serait déjà immense.

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