Gradus de l’Avent : Jour 4

Au travail !

 

Cela fait combien d’années que vous n’avez pas appris un poème ?

Si vous êtes d’origine slave, vous me répondrez que le dernier date de quelques jours ou même de la veille, si en revanche, vous êtes français, comme moi, il y a une forte chance que ça remonte aux années de primaire. Et que ce soit également relégué dans les souvenirs fort désagréables qu’on archive avec joie.

Et pourtant.

Regarder un paysage, vivre un moment essentiel comme vivre une journée banale en ayant les mots magiques de quelqu’un d’autre que vous aimez à vous réciter silencieusement change tout. C’est comme si on était plus grand que soi et qu’on avait accès à la mémoire entière de l’humanité.

En bonus, voici un texte (très connu !) qui m’accompagne depuis toujours (je coupe pour ne garder que ce que j’aime) :

Toutes choses ont leur temps, et tout passe sous le ciel dans les délais qui lui ont été fixés.Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté.

Il y a un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir.

Il y a un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour s’affliger, et un temps pour danser.

 Il y a un temps pour acquérir, et un temps pour perdre; un temps pour conserver, et un temps pour rejeter.

. Il y a un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler.

 Il y a un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Il a fait toutes choses bonnes en leur temps, et Il a livré le monde à leurs disputes, sans que l’homme puisse découvrir l’oeuvre que Dieu a faite depuis le commencement jusqu’à la fin.

 Et j’ai reconnu qu’il n’y a rien de meilleur que de se réjouir et de bien faire pendant sa vie;

J’ai appris que toutes les oeuvres que Dieu a créées demeurent à perpétuité; nous ne pouvons rien y ajouter, ni rien retrancher à ce que Dieu a fait afin qu’on Le craigne.

. Ce qui a été subsiste encore; ce qui doit être a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.

,et tout va dans un même lieu. Ils ont été tirés de la terre, et ils retournent tous dans la terre.

Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte en haut, et si le souffle des bêtes descend en bas?

 Et j’ai reconnu qu’il n’y a rien de meilleur pour l’homme que de se réjouir dans ses oeuvres, et que c’est là sa part. Car qui le mettra en état de connaître ce qui doit arriver après lui?

 

Ecclésiaste, Chapitre 3.

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