Kerakera-Onna_6
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Le monde des Yokaï : monstres et folklore japonais

La mythologie des Yokaï est au Japon un monde en soi. Un peu comme si chacun de nos traits de caractères, comme si chaque aspect de la nature végétale et animale, avait son émanation. Une sorte d’être à part avec un physique déformé par rapport à l’humain.

Il est dit dans la tradition japonaise que les YokaÏ sont dessinés suite à des témoignages convergents sur leur apparence. Ceci tendrait donc à prouver que la nature regorge d’êtres légèrement surnaturels que nos sens grossiers ne nous permettent pas toujours de voir.

Les elfes de l’air, les salamandres de feu et les ondins ne sont rien d’autres que des yokaï occidentaux.

Mais ce qui est frappant pour nous, c’est la multitude de ces fantômes, revenants, esprits amis ou ennemis qui nous cernent et nous encerclent. Pour essayer au fond de quoi ? Sans doute de nous faire achever leur destin interrompu.

Les Yokaï sont des esprits qui n’ont pas vraiment d’existence et qui pour vivre doivent impérativement se faire remarquer par les humains, c’est sans doute pour cela qu’ils sont si théâtraux…

Le fait de donner une existence indépendante au démon du travail, aux larmes incessantes, à la nostalgie tenace, à l’amour des beignets frits et de faire des alter ego de nos désirs dé-psychologise notre monde pour le remplir d’adversaires à affronter ou à fuir, d’amis à fédérer autour de soi.

Ainsi, le choix d’un objet, d’une attitude, le fait d’une pensée récurrente, tout prend un sens différent, car cela rompt définitivement notre solitude et nous met dans l’esprit de devoir survivre au milieu de ces démons adversaires au lieu de se défendre contre des qualités ou défauts intrinsèques.

Pourtant, la question se repose au pas suivant. Pourquoi a-t-on attiré un Yokaï plutôt qu’un autre ?

Bienheureux celui qu’un Yokaï bienveillant approche mais damnation pour celui qui ne peut se défaire d’un esprit avide…

Les Yokaï sont ainsi les traits de caractères qui nous habitent, sauf qu’au lieu de nous appartenir, ils sont venus à nous parce que longtemps, nous avons été dans un type d’habitude qui les a attirés… La seule manière pour qu’ils nous quittent définitivement ou en avoir d’autres est de devenir autre !

Quelques exemples :

Isogashi (mon compagnon préféré) qui déclenche l’addiction au travail

 

 

 

 

Kerakera Onna (la rigoleuse) qui hante les quartiers de plaisir pour faire mourir de culpabilité les clients (car ensuite elle ne les lâche plus)

 

 

 

Bakezori  : si vous maltraitez vos chaussures, alors elles se transformeront en chaussures qui vous feront transpirer et vous donneront une honte forcenée de votre odeur.

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