Trois petits lions…et nous

Kassai, Khoumba et Kaila, les lionceaux de Thoiry, ne connaîtront jamais la joie de courir libres dans la savane, droits devant eux, dans la brillance et la chaleur invasive du soleil africain… Mais ils ne mourront pas non plus sous leux feux sordides des braconniers, avides de sensations fortes. Ils seront adulés, adorés par des milliers de visiteurs annuels qui craqueront sur leur frimousse et leurs facéties. La captivité pour les animaux peut être la solution à leur survie. Comme si des zones de non droit détruisaient ce que, péniblement, on essaie, dans notre monde ultra protégé de préserver. Mais qu’en est-il des gens ? ne sommes-nous pas aussi dans une sorte de terrain surveillé qui permette finalement l’expansion de notre espèce, de sa créativité et de ses loisirs. Etre « en prison » peut être la condition de survie d’un groupe animal ou humain. Grâce à de formidables progrès technologiques, nous avons le temps de lire, de réfléchir, de nous promener, de prendre le temps d’être inventif, mais nous sommes en cage et jamais confrontés à la réalité réelle… Car lorsque nous le sommes, nous sortons au milieu des panthères pour prendre de meilleures photos… tellement certains que le monde nous appartient…

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